Archives pour la catégorie Articles de journalisme

JALAL TALABANI À L’HÔTEL DE VILLE – Compte-rendu d’une réception officielle

Mohammed Marx

Paris, Hôtel de Ville. Le protocole est de rigueur pour la réception du Président de la République d’Irak, Son Excellence Monsieur Jalal Talabani. Dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville, longue salle où murs et plafond ornés soulignent la richesse et le prestige de la France et de la ville de Paris, une assemblée de conseillers municipaux, de représentants de la société civile et d’étudiants ont été conviés pour assister à la réception officielle donnée à l’occasion de la visite d’Etat du président irakien. Prévue à 11h, l’arrivée des protagonistes, le président irakien accompagné de Monsieur Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Monsieur Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports en sa qualité de représentant du gouvernement, n’aura lieu qu’à 11h40. Pour faire patienter l’audience, priée d’arriver avant 10h30, les Gardiens de la paix jouent une musique de cérémonie ; le décor est posé. Dans l’espace VIP tout semble réglé au moindre détail, derrière la barrière de séparation les autres invités scrutent les places et ne ratent pas une occasion pour avancer d’un rang. (…)

L’ÉCOLE IRAKIENNE DE PARIS, ENTRE NOSTALGIE ET ESPOIRS

Amira Souilem

 

Qu’ils aient 3 ou 18 ans, ils se lèvent d’une traite à l’entrée de M. Hamoodi dans leur salle de classe. A son « assalâmo `alaykom ! » ils répondent en coeur « wa `alaykom assalâm ! ». Les élèves attendent que le Directeur les invite à se rasseoir pour le faire. Les professeurs, eux, profitent du passage de M. Hamoodi dans leur classe, pour le rassurer sur le niveau des élèves. « Ils sont très bons », lance un professeur de français au sujet de sa classe de primaire. « Récite ta leçon à M. le Directeur ! » ordonne un professeur d’histoire à une de ses élèves de collège. « Nous sommes la meilleure école arabe de Paris » ajoute M. Hamoodi fièrement, en référence aux écoles algérienne, libyenne et saoudienne de la capitale. (…)

LA PAIX PAR L’ÉCONOMIE CHÈRE À B. NETANYAHOU APPELÉE À SORTIR DU FLOU

Antony Drugeon

Slogan de campagne du candidat de droite Benyamin Netanyahou, puis mot d’ordre du Premier Ministre qu’il est depuis le 31 mars, la paix par l’économie suscite autant d’espoirs que de méfiance. Une ambigüité qui a fait son succès auprès d’un électorat réticent à toute idée d’Etat palestinien, mais qui n’a pas résisté à l’épreuve du pouvoir. Le centre Pérès pour la paix est venu sommer le gouvernement israélien de se hâter à mettre en œuvre des mesures concrètes. Effet possible des pressions de l’administration Obama, le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël a même confié cette tâche à Adi Ashkenazi, qui préconise parallèlement l’établissement de frontières permanentes, et de négocier le sort de Jérusalem et des réfugiés palestiniens. (…)